La réincarnation

 

Palingénésie, métempsycose, réincarnation…

Depuis la préhistoire, sur tous les continents, toutes les civilisations ont laissé des traces de croyances en une existence après la mort, chacune avec ses propres notions : âme, esprit, énergie, conscience, transmigration, catastérisation, sens de la vie, … Ainsi, la croyance en la survie de l’âme est à l’origine de divers rites funéraires, autant que l’est le respect des défunts.

La réincarnation (retour dans la chair) désigne un processus par lequel un certain principe immatériel (« âme », « conscience », « esprit », « programme informationnel », …) accomplit des passages de vies successives dans différents corps (humains, animaux, ou végétaux, selon les théories). À la mort du corps physique, l’« âme » quitterait ce dernier pour se reposer dans le champ informationnel, avant de revenir habiter, après une nouvelle naissance, un autre corps.

Le principe de la réincarnation se retrouve tout au long de l’Histoire jusqu’à nos jours, dans les cultures grecque et romaine de l’antiquité, chez les cathares, ainsi que dans les cultures amérindienne, hindouiste et bouddhiste, subsaharienne, chez les gnostiques ou encore dans certains courants soufi.
Jusqu’au 6ème siècle, le christianisme intégrait également cette notion, avant que le catholicisme dogmatique n’exclut les textes faisant référence aux vies antérieures lors du Concile de Constantinople en 553. « L’idée était d’inciter les chrétiens à accepter le sacrifice de leur vie dans l’espoir d’être ainsi admis au paradis et d’accéder à la vie éternelle (alors que mourir pour recommencer était moins encourageant…) ».

Différentes études sont menées sur le sujet aux 19ème et 20ème siècles (cf. « Réincarnation et biologie » du psychiatre Ian Stevenson).

 

En métaformie, nous utilisons la notion de réincarnation pour lire les données du champ causal d’une personne. Les données que l’on trouve dans ce plan sont de 4 sortes :
– karmiques : le karma est la somme de ce qu’un individu a fait, est en train de faire ou fera, la totalité de ses actes quels qu’ils soient. Ces données nous permettent de comprendre ce qui peut paraître parfois injuste, en dehors de toute causalité judéo-chrétienne culpabilisante.
– résiduelles (samskaras) : bosses ou creux de vagues du plan causal, ces données correspondent aux évènements traumatisants, bien que souvenirs assimilés, dont on garde les cicatrices.
– familiales ou relationnelles antérieures : on imagine remonter dans la lignée de la vie passée de la même manière qu’avec nos ancêtres biologiques actuels. Ces « récits » mettent en valeur des thèmes d’évolution (violence, liberté, richesse/pauvreté, fertilité, …) spécifiques à chaque vie, sans pour autant sombrer dans le déterminisme.
– akashiques : ce sont les informations d’expériences passées de l’humanité, les lieux de l’inconscient collectif, l' »histoire sans livre ».

La métaformie pratique un regard paisible sur les incarnations précédentes. Elle utilise un protocole adapté pour apaiser les marques de souffrance potentiellement inscrites sur le corps causal, considéré comme un parchemin parfois froissé où se trouveraient les empreintes de nos existences passées et sur lequel nous écririons notre vie actuelle.

Car, sans pour autant tomber dans le fatalisme ou le manichéisme, nous considérons que chaque vie a une influence plus ou moins parcimonieuse sur la suivante : en créant les ornières, les tendances ou les chemins que nous emprunterons peut-être demain. La métaformie propose d’utiliser l’imaginaire pour choisir comment combler, remodeler, restructurer ces ornières qui viendraient du passé, afin de continuer à s’approprier sa vie d’aujourd’hui.

 


Roue de la vie ou roue karmique issue du bouddhisme

 

D’autres pratiques utilisent la notion de réincarnation : astrologie karmique, hypnose ericksonienne, rebirth et régressions holotropiques, méthode ISIS, sophrologie, techniques chamaniques, …

 


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